Mon expérience dans cet établissement laisse un sentiment profondément mitigé, tant le contraste entre le cadre et la réalité vécue est saisissant.
Nous avions réservé deux nuits, avec l’intention légitime de profiter d’un lieu présenté comme propice au repos et à la sérénité. Or, dès notre arrivée en début d’après-midi, il est apparu que la piscine — pourtant au cœur de l’expérience proposée — était envahie par un groupe d’adolescents extérieurs à l’hôtel, dont le nombre et le niveau sonore n’ont cessé d’augmenter au fil des heures. Cris, musique, agitation constante : toute tentative de tranquillité était vaine. L’atmosphère relevait davantage d’une piscine publique que d’un établissement hôtelier soucieux du bien-être de ses clients.
Face à cette situation, nous avons pris la décision, réfléchie et mesurée, d’écourter notre séjour. L’hôtel a été informé de notre départ anticipé plus de 24 heures à l’avance, aux alentours de 15 heures. Il est donc particulièrement regrettable que cette démarche, pourtant respectueuse, ait suscité une réaction aussi inappropriée de la part du gérant. Le propriétaire lui-même, qui quelques heures plus tôt nous accueillait avec empressement, a adopté un ton brusque et inflexible, déclarant sans nuance que nous devions régler la seconde nuit. Plus surprenant encore, cette injonction nous a été adressée alors même qu’à quelques mètres de nous, une adolescente diffusait de la musique à un volume tel qu’il nous était difficile de nous entendre. Cette scène, révélatrice, ne semblait susciter chez lui aucune réaction ni remise en question, comme si cette effervescence permanente relevait d’une normalité parfaitement admise.
À cela s’ajoutent des manquements matériels non négligeables : climatisation défaillante, lavabo obstrué. Autant d’éléments qui, cumulés, rendent difficilement acceptable le maintien d’un séjour dans ces conditions.
Il convient toutefois de reconnaître que l’établissement dispose d’atouts indéniables : un jardin soigné, une architecture agréable, un potentiel certain. Mais encore faut-il que la gestion soit à la hauteur de ces qualités. En l’état, il semble que les responsables aient confondu hospitalité et permissivité, laissant l’établissement dériver vers une forme d’espace ouvert où la clientèle extérieure prend le pas sur les résidents.
Il n’est pas question ici de nier la présence d’enfants ou de vie autour d’une piscine — cela fait partie de l’expérience. Mais il y a une différence fondamentale entre une animation ponctuelle et une occupation anarchique, prolongée, bruyante, transformant les lieux en décor de mises en scène et séances photographiques, phénomène malheureusement courant dans certains établissements à Dakar.
Enfin, l’attitude adoptée face à une remarque pourtant formulée avec courtoisie — jusqu’aux ricanements de la gestion — témoigne d’un manque de professionnalisme préoccupant. Accueillir implique aussi savoir écouter, comprendre et, le cas échéant, se remettre en question.
En l’absence d’une prise de conscience sur ces points essentiels, je ne saurais recommander cet établissement à quiconque recherche calme et repos. Un tel lieu mérite mieux qu’une gestion qui semble, pour l’heure, davantage inspirée par l’agitation d’un parc d’attractions que par les exigences élémentaires de l’hôtellerie de qualité ou